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Hommage aux victimes du 26 mars 62
Hommage aux victimes du 26 mars 62. L’Église Saint Augustin, magnifique, et symbolique témoin d’une page lointaine de l’Algérie, était devant moi. Les vitraux magnifiques diffusaient une faible clarté apaisante, propice au recueillement des c

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Triste jour,

Ce jour de 26 Mars 2008, le coeur rempli d’une idée inexplicable, « j’ai un rendez-vous », j’ai pris mon R.E.R, banalement, pour Paris.

Saint Augustin, là, il y a un changement, et surtout, ne pas traîner, « j’ai un rendez-vous ». Le balancement de la rame, m’a rouvert des pages de journaux, des photos, des cris, le bruit insupportable d’un fusil mitrailleur, du sang, des enfants...

Arrêt, des voyageurs montent, d’autres descendent, la vie quoi. Et j’en étais à revoir le soleil d’Alger, sur ces visages, éteints à jamais, quand j’ai senti que j’étais arrivé.

L’Église Saint Augustin, magnifique, et symbolique témoin d’une page lointaine de l’Algérie, était devant moi. Les vitraux magnifiques diffusaient une faible clarté apaisante, propice au recueillement des coeurs dévastés.

Vers le choeur, se dressait la maquette de « Notre Dame d’Afrique », dont la statue se situe à Théoule, attendant les pèlerins. Le visage aussi doux que la Vierge de Santa Cruz, chère aux Oranais. Mais aujourd’hui, la peine est universelle, et les Oranais ainsi que les Pieds-Noirs de toute l’Algérie, la partage.

Alors , les fidèles, entrés, par petits groupes, ont vu arriver les Drapeaux, et l’office à commencé.

Je ne vous dirai rien sur les chants à Notre Dame d’Afrique, ni « Chez nous soyez Reine », ni sur la triste litanie des victimes. Je vous dirai simplement que nous avons prié pour eux, pour les victimes chrétiennes, et les victimes musulmanes, toutes innocentes, les unes et les autres.

Je ne vous dirai pas non plus le contraste avec le recueillement et la prière à l’intérieur, et le déferlement de haine à l’extérieur. Mais dans cette Église sacrée entre toutes, il ne pouvait rien arriver, car j’étais à mon « Rendez-vous », avec tous ceux qui nous disaient, » Faites qu’on ne nous oublie pas, et qu’on ne salisse pas notre mémoire ».

Alors, dans le fond de mon âme, je leur ai dit, qu’ils vivraient, tant que quelqu’un versera une larme pour eux.

Monsieur Rochette a ensuite lu un texte, incluant, le pèlerinage de Lourdes en mars, en mémoire des Victimes, et l’hommage d’aujourd’hui.

Le prêtre a célébré l’Eucharistie, et dans l’émotion de ce jour tristement mémorable, les fidèles ont communié, et j’imagine très bien, où allaient leurs pensées.

Puis les drapeaux sont repartis, vers un autre lieu, un autre symbole, une même mémoire.

L’Arc de Triomphe

Ce haut lieu , éclairé par la flamme éternelle du souvenir était Le Lieu qui complétait le mieux la Messe de 13H30.

La flamme allait perpétuer le souvenir, éclairer les ignorants, mettre une lumière impitoyable sur les visages haineux.

Et Alors, s’est produit le miracle. Les forces de l’ordre ont protégé NOTRE cérémonie, et encadré, comme une apparition, ce cortège d’anciens, garant du souvenir, devancé par nos drapeaux, et un groupe d’enfants , garant de notre futur. Cortège coloré par les fleurs à nos trois couleurs, et auréolé d’une émotion aussi intense , que l’emballement de nos coeurs.

Que vous dire, si ce n’est qu’une gerbe bleue, pour nos cimetières et nos disparus, une gerbe blanche pour les Harkis et Français musulmans, une rouge, pour les victimes du 26 mars 62, du 5 juillet 62, du 20 Août 1955, et une, bleu, blanc, rouge, portée par les enfants, pour les enfants victimes.

Dirigé par le Général Combette, cette cérémonie, après la sonnerie aux morts, a fait monter « La Marseillaise », et « Le Chants Des Africains », jusqu’à ce ciel, où pleuraient les nuages.

Nous avons pris rendez-vous l’année prochaine, avec lui, car c’est bien là où vont les innocents.

Retour vers le métro, attroupement de « Républicains Humanistes », et blabla, comme si ils y étaient... Les caméras filmaient. Pas la cérémonie, non, mais comme l’écrivait Scarron »Quand le spectacle est dans la salle ».

Spectacle à pleurer.

Et je pleure...

Sources : Notre Journal

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