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De Gaulle est bien complice d’un crime contre l’humanite
« La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. »- Georges-Marc BENAMOU

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« La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. »- Georges-Marc BENAMOU (Paris-Match – N°2841 – 30/10- 5/11/2003)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
JEUNE PIED-NOIR 12ème diffusion : 22 février 2008

Diffusions antérieures : 17/6/00 - 6/11/95 - 8/11/96 - 9/11/97 - 6/11/98 – 7/11/99 – 15/3/01 - 18/3/02 – 15/3/03 – 16/3/04 –15/3//06 - 08/11/07

Jeune Pied-Noir demande que l’Historial De Gaulle des Invalides soit transformé en Mémorial national des 150.000 Harkis, des milliers de Pieds-noirs et militaires assassinés par le « crime d’Etat » du 19 mars 1962.

LES TEMOIGNAGES ET LES ARCHIVES OFFICIELLES ACCUSENT LE GÉNÉRAL DE GAULLE DE CRIME CONTRE L'HUMANITÉ

En ce jour où le Président de la République va inaugurer l’Historial Charles De Gaulle, le rappel des ordres criminels donnés par le général De Gaulle lors des séances du Comité des Affaires algériennes, qu'il présida de 1959 à 1962, confirme les inquiétudes exprimées par Raymond Aron dans ses mémoires (1) : "les harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs sur l'ordre peut-être du général de Gaulle lui-même qui par, le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs...". Cette action criminelle fut dénoncée au Parlement dès mai 1962 par le Bachaga Saïd Boualam, Vice-Président de l'Assemblée Nationale, et par le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d'Economie, dans son ouvrage "L'Algérie d'Evian" (L'Esprit Nouveau - mai 1962 – réédition JPN - mars 1999). Le président algérien Abdelhaziz Bouteflika a reconnu ce massacre en déclarant sur Radio-Beur FM, en octobre 1999, parlant de la répression contre le GIA : « Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu’en 1962 où, pour un harki, on a éliminé des familles et parfois des villages entiers ». (La Croix du 17 juin 2000).

Dans ses ouvrages « Les archives inédites de la politique algérienne –1958-1962 » et « Les combattants musulmans de la guerre d'Algérie, des soldats sacrifiés » (L’Harmattan) (2) le général Maurice Faivre a publié les ordres donnés par le général de Gaulle à ses ministres qui se traduisirent par le fameux télégramme de Louis Joxe et par les directives sur le terrain des généraux Ailleret et Katz. Ces ordres aboutirent aux massacres annoncés par le général de Gaulle lui-même dans son allocution radio-télévisée du 23 octobre 1958, et prévus par Alain Peyrefitte dans son ouvrage d'octobre 1961 "Faut-il partager l'Algérie ?" (Plon) (3). Plus de 150.000 harkis et 25.000 pieds-noirs furent victimes de ces directives (4). Devant cette accumulation de preuves officielles et de témoignages concordants, les Associations représentatives des Français d'outre-mer, réunies le 22 septembre 1995 au Sénat, ont adressé un message au Président de la République en lui demandant de reconnaître officiellement la responsabilité de la Ve République dans les massacres ayant suivi le 19 mars 1962. Ce message a été depuis co-signé par plus d’une centaine associations et par plus de 15.000 Français. Le 30 août 2001, les Harkis déposaient une première plainte pour crime contre l’humanité. Les 13 mars et 5 juillet 2003, 40 familles de disparus pieds-noirs déposaient deux nouvelles plainte pour crime contre l’humanité. Depuis de nombreuses personnalités, comme Michel Tubiana, G-M Benhamou, Jean Daniel et Jean Lacouture, demandent la reconnaissant de ce crime.

La responsabilité des faits est désormais reconnue par la majorité des acteurs, des historiens (5), par la quasi-totalité des responsables politiques actuels (6) et par la loi du 23 février 2005. Le candidat Nicolas Sarkozy s’était s’engagé le 31 mars 2007 devant les représentants de la communauté harkie : « Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître le massacre et l’abandon des harkis et de milliers d’autres « musulmans français » qui lui avait fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une nouvelle fois ». En honorant aujourd’hui leur bourreau et en oubliant ses victimes, le Chef de l’Etat se rend à la fois complice d’un crime contre l’Humanité et d’un génocide mémoriel.

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN (7)

(1) - "50 ans de réflexion politique" - p.388 – Juliard - (2) - Maurice Faivre est aussi l'auteur de l'ouvrage « Un village de harkis » (Edition L'Harmattan) - (3) A. Peyrefitte confirme les directives du Chef de l'Etat dans "C'était de Gaulle" - Fayard 1995. Les ordres du général étaient déjà connus grâce aux ouvrages de Raymond Tournoux (4) - Selon les chiffres de M. André Santini, ancien Secrétaire d'Etat aux Rapatriés (Le Figaro du 15 juin 2000) - (5) - Cf. les souvenirs de MM. Robert Buron, Pierre Joxe, Pierre Messmer, Alain Peyrefitte, Jean-Pierre Chevènement, Hervé Bourges ... ainsi que les multiples études publiées sur le massacre des harkis depuis 20 ans. -(6) - Enquête menée par Jeune Pied-Noir lors des élections de 1993-94, 95 et 2007. Les résultats ont été publiés dans le magazine "Pieds-Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui" et sont disponibles auprès de l'association – (7) Jeune Pied-Noir est l'éditeur du "Livre des Harkis" (1991), ouvrage retraçant la vie, les combats et le drame des harkis à partir de leurs témoignages et de documents d'archives (300 photographies).

Sources : JPN

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